III- ) les moyens de faire baisser le taux de dioxyde de carbone dans l'air

1) la réduction des émissions de dioxyde de carbone

c) la réduction des émissions des transports

Les transports consomment un cinquième de l'énergie dans le monde. Ils sont aussi responsables de 20% des émissions de dioxyde de carbone. Selon le scénario du laisser-faire, les émissions augmenteront de 60% entre 1990 et 2010, soit 40% de la croissance totale. Voilà pourquoi, il importe de développer des moyens de réduire les émissions.

- Améliorations des voies de communication

Les émissions causées par les transports peuvent aussi être diminuées par la mise en place de liaisons ferroviaires rapides entre les grandes villes, car celles-ci sont plus économiques que la voiture et l'avion. Les autoroutes, le cas échéant, économisent de l'énergie à cause d'un trafic plus fluide et réduisent les émissions de CO2.

- les moteurs hybrides

Le rendement total d'un moteur thermique (environ 20%) est mauvais. Il peut être doublé et les émissions divisées par deux en combinant un moteur thermique et un moteur électrique. Le moteur thermique fonctionne à vitesse de croisière et maintient la batterie en charge, tandis que le moteur électrique sert au démarrage et à l'accélération. Des voitures électriques, conçues pour les trajets urbains et fonctionnant sur batterie, sont maintenant commercialisées. En raison du bon rendement du moteur électrique et des contrôles anti-pollution auxquels les centrales électriques sont soumises, les émissions de dioxyde de carbone et de particules fines sont bien inférieures à celles que l'on observe dans une voiture normale.

- le pot catalytique, une solution face aux émissions de dioxyde de carbone ?

pot catalytique

Une autre évolution parmi les transports est le pot catalytique. Le pot catalytique, positionné à la sortie de l'échappement du moteur, est l'élément le plus important de l'épuration des gaz. En conduite normale, ce catalyseur transforme jusqu'à 99% des composants chimiques nocifs contenus dans les rejets d'échappement en composants normaux de l'atmosphère. Le catalyseur est composé d'un noyau perforé dont les parois sont revêtues de divers matériaux (tels que le platine). La surface totale de ce revêtement est égale à celle de trois terrains de football. Le revêtement absorbe le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures (HC) et les oxydes d'azote (NOx ) contenus dans les gaz d'échappement et leur permet de réagir entre eux pour former du dioxyde de carbone (CO2), de l'eau (H2O) et de l'azote (N2). Ainsi, le pot catalytique augmente les émissions de dioxyde de carbone ; mais il faut comparer cette augmentation à la dangerosité des gaz émis sans ce pot catalytique.
Le pot catalytique n'est donc pas une solution face au problèmes causés par le dioxyde de carbone.

- Les biocarburants, les carburant automobiles de demain ?

Les biocarburants désignent les carburants d'origine végétale (ester de colza par exemple). On distingue deux grandes classes de biocarburants :

surfaces dédiées à l'éthanol

consommation d'éthanol

pompe d'éthanol
Pompe d'éthanol

bus roulant au colza
bus roulant au Colza

Selon le Comité européen du biogazole (EBB), 1,7 million de tonnes de biocarburant ont été produites en 2003 (+ 30 %), dont 1,4 million de tonnes de biogazole à base d'huile de colza. L'EBB table à court ou moyen terme sur un doublement de la production et évalue à 2,2 millions de tonnes les capacités de production existantes. L'Allemagne était le premier producteur de biocarburant en 2003, avec 715.000 tonnes (+ 59 %), suivie de la France (360.000 t) et de l'Italie (210.000 tonnes). L'Union européenne s'est engagée à ce que les biocarburants représentent 2 % de la consommation de carburants en 2005. L'Union française des industries pétrolières (UFIP) se déclare être en accord avec la directive européenne sur les biocarburants qui prévoit que leur part passera en 2005 à 2% et en 2010 à 5,75% de la consommation totale d'essence et de gazole. En outre, elle recommande de porter les efforts sur le développement du biogazole (diester de colza). Les biocarburants sont considérés comme une source d'énergie renouvelable.

Ces biocarburants permettent une réduction significative des émissions de dioxyde de carbone. La majeure partie des biocarburant est mélangée à des carburants classique : par exemple, le diester 30 est un mélange comportant 30% d'EMHV (esther méthylique d'huile végétale) pour 70% de gazole. Ce carburant permet une réduction de 22% des émissions de particules des moteurs diesel HDI. Il permet également une baisse des émissions de CO2 du puit de pétrole à l'utilisation par le moteur : ainsi, incorporé à hauteur de 30%, cette baisse est de 15%.
La majorité des voitures peuvent utiliser de tels mélanges s'ils contiennent au maximum 30% de biocarburant.

voiture de course
Voiture de course roulant au bioéthanol face à des voitures " classiques ".
Les performances sont comparables, malgré certains préjugés.

Mais il est possible de construire des voitures qui fonctionnent uniquement à base de biocarburant, ceci nécessitant des modifications minimes du moteur. Les avantages du biocarburant sont un coup moins élevé pour l'utilisateur à une époque où les prix du pétrole atteignent des sommets et une réduction des émissions de dioxyde de carbone. Le seul désavantage des biocarburants est l'odeur qu'ils rejettent, une odeur d'huile de cuisson (comparable à celle d'une friteuse), en se basant sur le fait que la combustion de l'essence ou du gazole a une bonne odeur !

Conclusion partielle :

Contribution potentielle des différentes options applicables à la réduction des émissions de dioxyde de carbone pendant la période 1990-2100, comparées à un scénario "sans changement" correspondant à un niveau d'émission cumulé de 1600 GtC. Les zones ombrées marquent l'incertitude dans les estimations. Il convient de noter que ces chiffres sont interdépendants.

réduction prévues pour la production d'énergie

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